dimanche 5 juin 2011

ベルギー服首相DRC訪問 visite du vice-PM belge Steven Vanackere

ベルギーの副首相兼外務大臣がRDCコンゴを訪問していた。72時間だが、そのうち24時間はルブンバシ訪問に当てられた。
今回のRDC公式訪問は両国の関係修復前進のためであるが、それなりの効果を挙げたようだ。ベルギー側の関心は、1)借金の棒引きとあらたな投資、2)民主的な大統領選挙である。記事にはないが、ベルギーは危険分散のために、海外パートナーを探しているもようである。英国やカナダなどとのタイアップをしながらRDC市場に慎重に投資したい意向だ。

Fin du séjour de travail en Rdc du vice-Premier ministre belge Steven Vanackere
Kinshasa, 02/06/2011 / Politique
Le vice-Premier ministre, ministre belge des Affaires étrangères, M. Steven Vanackere, a quitté Kinshasa mercredi pour Bujumbura, au Burundi, via Lubumbashi, après un séjour de travail de 72 heures en République Démocratique du Congo.
Arrivé dimanche dans la capitale congolaise, le chef de la diplomatie belge a eu d’importants contacts avec le Président de la République, Joseph Kabila, le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, le bureau de l’Assemblée nationale, les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le ministre a.i. des Transports et des voies de communication, Martin Kabwelulu.

De toutes ces entrevues, il s’est dégagé la volonté du gouvernement belge d’accompagner la République Démocratique du Congo dans ses efforts pour le développement. La Belgique demeure attentive en l’avenir de la RDC, a affirmé Steven Vanackere à l’issue d’un entretien mardi avec Joseph Kabila.

Mais auparavant, il avait déjà signé avec son homologue congolais des Affaires étrangères un protocole de remise de dette, portant sur un montant de 23 millions d’euros, pour compenser les efforts au développement de la RDC.

Des élections, il en a été ainsi question au cours du séjour de M. Vanackere qui a confirmé le soutien de son pays à l’organisation des élections démocratiques en RDC. Il a visité quelques centres d’enrôlement et demandé à l’Assemblée nationale de multiplier des initiatives pour la tenue des élections crédibles en RDC.

Le secteur des transports a été également au centre des préoccupations de l’homme d’Etat belge, dont le pays sponsorise la modernisation du trafic urbain à Kinshasa, en partenariat avec la Société commerciale de transport et des ports (SCTP).

ACP

契約公開 transparence des contrats

「キンシャサ政府が鉱山、原油および森林の契約を公開」
しかし、この政府決定は将来の契約について適用されるにすぎず、政府は過去の契約の公開義務を負っていない。これからの契約を全てインタネットの鉱山省サイトに載せるというもの。
これまで契約が不透明で、腐敗の温床と見られて多くの批判を受けていた。官報でも勿論契約内容がアナウンスされるわけだが、公開しない特別条項、契約の改定などについて、特段の制限が課されているわけではない。実効性が問われると思われる。
またこの措置は、首相、鉱山大臣、エネルギー大臣、環境大臣による命令であって、国会で審議され成立した法律ではない点も弱いと考える。

RDC : le gouvernement rend publics les contrats miniers et forestiers
03/06/2011 à 19h:16 Par Jeune Afrique

La RDC a annoncé vendredi avoir signé un décret visant à faire publier tous les nouveaux contrats miniers, pétroliers ou forestiers. Mais rien n’oblige le gouvernement à faire la lumière sur les anciens contrats tant décriés pour leur opacité par les ONG et l’opposition.
La République démocratique du Congo (RDC) deviendrait-elle plus transparente ? C’est du moins ce que tient à proclamer le gouvernement, à quelques mois des élections générales - présidentielle et législatives - prévues en octobre 2011. La preuve, la voici : selon un décret daté du 20 mai, publié sur le site du ministère des Mines, la RDC publiera désormais ses contrats signés dans les secteurs minier, pétrolier et forestier. Chiche ?
« Tout contrat conclu entre l'État congolais ou une entreprise publique et une société nationale ou étrangère pour l'exploration ou l'exploitation des ressources minières, pétrolières ou forestières sera publié dans les soixante jours suivant son entrée vigueur », indique le décret signé par le Premier ministre et les ministres des Mines, de l'Énergie et de l'Environnement.
Accords opaques
Le Journal officiel aura pour mission de publier les contrats, comme les sites internet des ministères concernés et les quotidiens locaux. L'ONG Global Witness, qui traque la corruption partout dans le monde, ne boude pas son plaisir : elle réclamait depuis plusieurs années une telle mesure « qui pourrait contribuer à réduire la corruption dans le pays si elle est pleinement appliquée », a-t-elle commenté vendredi dans un communiqué.
Le revers de la médaille : rien ne dit que l’annonce sera suivie d’effets réellement positifs. Des clauses contractuelles secrètes peuvent être envisagées et les moyens d’évasion fiscale sont si sophistiqués que même un gouvernement fortement déterminé a du mal à éradiquer la corruption. L'ONG regrette d’ailleurs la non-publication - à ce jour - des accords opaques conclus en 2010 dans les secteurs pétrolier et miniers avec des entreprises inconnues jusque-là.
Tout pour réussir
Autre problème : les modifications au contrat mines contre infrastructures signé en 2007 entre Kinshasa et un groupement d'entreprises chinoises restent secrètes. Le montant du contrat avait été pourtant sérieusement revu à la baisse en 2009, passant de 9 à 6 milliards de dollars.
La RDC a tout pour réussir : grande comme les deux tiers de l'Europe occidentale, elle possède un tiers des réserves mondiales de cobalt, produit 18% des diamants du monde. Mais cette richesse, présente notamment au Katanga, est aussi une malédiction : dans l'est du pays, la concurrence autour des minerais, dont l'étain et le tantale (tous les deux largement employés dans le secteur de l'électronique) alimente un conflit de longue date, rappelle Global Witness. (avec AFP)

対外借金の帳消(イタリア、オランダ) annulation des dettes extérieures (par Italie et les Pays-Bas

(6月1日)イタリアとオランダがRDCコンゴの借金帳消しに応じた。総額イタリアが7億4000万ドル、オランダが4億ドルの債権を放棄した。
先日はベルギーが7億7300万ドル、過ぐる4月にはアメリカが18億2300万ドルの帳消しをしている。
IMFや世銀は既に謝金を棒引きした。これだけ借金を軽くしてもらったRDCである。あとは新たな借金を控えて、海外投資を呼び込み、「一所懸命働く」ことだ。地下資源が豊か過ぎるほど豊かなのが不幸を呼んでいる。
30年前の中国は「眠れる獅子」と云われたが今やGNPで日本を追越した。カーニバルの山車しか取柄のなかったブラジルがGNP世界8位に浮上している。「立て、コンゴの民よ」(RDCコンゴの国家はこの言葉から始まる)。

Dette extérieure de la RDC : l’Italie et les Pays-Bas annulent 1140 millions USD

Les ambassadeurs d’Italie et des Pays-Bas ont signé, mardi 31 mai, avec le ministre congolais des Finances, Matata Ponyo, un accord portant respectivement annulation d’environ 740 millions et 400 millions USD.
Pour l’Italie, cette annulation représente un allègement de 100% de la dette que doit la RDC à ce pays.
Ce geste de l’Italie et la Hollande, membres du club de Paris, intervient dans le cadre de l’effacement de la totalité de la dette extérieure du pays par le club de Paris, annoncée jeudi 18 novembre 2010. Au total, 7,35 milliards Usd ont été annulés.
Cet allégement a été consécutif à l’atteinte par la RDC du point d’achèvement de l’initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE) en fin juin 2010, qui a entraîné l’éffacement de 12 mlliards USD.
La veille, la Belgique avait, quant à elle, annulé 773 millions USD et quelques mois plutôt les Etats-Unis s’étaient livré au même exercice.
L’accord relatif à l’annulation de la totalité de la dette de la RDC vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique a été signé, le mardi 26 avril, à Kinshasa. Cette dette s’élevait à environ 1, 823 milliards USD.
(国連オカピ放送)

mardi 31 mai 2011

カタンガ州知事モイーズ再選望まず? Moise Katumbi, gouverneur du Katanga ne veut pas se représenter pour 2ème mandat en 2012 ?

フランスのアフリカ専門誌『ジュヌ・アフリクJeune Afrique』にカタンガ州知事モイーズ・カトゥンビとのインタヴュー記事が載った。「私はカタンガ州を一つの企業のように経営している」とのタイトルの通り、モイーズの采配はこれまでの知事とは全く異なり、実務的であり、ビジネス精神に富んでいる。課税のやりかたにせよ、農業と鉱業を結びつける独自の工夫にせよ、余人の真似の出来ることではない。それだけに「しのごの云わず働け」というのが口癖のようである。口先だけの政治家が大嫌いとみえる。2007年3月の知事選居で選ばれて、来春任期がきれる。この4年間馬車馬のように働いてきた。カタンガ州は日本の国土よりも広く、フランスと比肩するほどの面積がある。銅の価格も史上最高にはねあがり追い風も吹いてきた。国はIMFやWB、先進諸国からの借金を棒引きしてもらい、地方に金を回す余裕も出てきている。
ところがJA誌の質問に答える形で、来年再選を目指さないと宣言している。ビジネスマンとしては行政に携わることでビジネス・チャンスを逃したというのだ。だから政治は一期でいいともいう。僕は絶大な人気を誇るモイーズが2期目も知事を務め、即ちカタンガ州を10年で再生し成長路線に乗せ、その後大統領選挙に出るのではないかと憶測していた。モイーズは今でもサッカーチーム「マゼンベ」のおかげもあって全国民的にポピュラーである。しかし、政治の世界の「嫉妬深さ」にも嫌気が差している様子。それはわからないでもない。産業界、財界にもどれば、のびのびとビジネスに専念できるだろう。
しかし、カビラ大統領が再選された場合、彼に懇請されて来期も知事選挙に出てカタンガ州のために一肌脱ぐことであろう。そう僕はみる。
そうしてくれないと困る。日本の企業がカタンガ州に進出する場合、組む相手は国営鉱山会社Gecameinesでもフォレストでもない。Gecameinesは過去の遺跡、フォレストも同様。モイーズ・カトゥンビ以外いないではないか。

Moïse Katumbi : "Je gère le Katanga comme une entreprise"
24/05/2011 à 13h:09 Par Muriel Devey

Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga. © Reuters
À moins d’un an de la fin de son mandat, Moïse Katumbi tire un premier bilan de son action à la tête du « poumon économique » de la RD Congo, le Katanga. Et jure vouloir désormais retourner à sa vie de businessman.

Jeune Afrique : Quel bilan tirez-vous de votre action, alors que votre mandat de gouverneur du Katanga s’achèvera en mars 2012 ?

Moïse Katumbi : Il est difficile de faire soi-même un bilan, car on ne peut être à la fois juge et partie. C’est à la population katangaise de le faire.

Quels étaient vos chantiers prioritaires ?

À mon arrivée à la tête du Katanga, en mars 2007, j’ai trouvé une situation difficile. Les anciens gouverneurs avaient laissé beaucoup de problèmes, car ils avaient peu de moyens. Il fallait tout refaire, tout était prioritaire : l’éducation, la santé, les routes, l’eau, l’électricité… Or la population est très exigeante, et elle avait beaucoup augmenté, avec l’afflux de personnes venues d’autres provinces et le retour de la diaspora. Dès le début de mon mandat, nous avons élaboré un plan triennal, que nous avons présenté à l’Assemblée provinciale, et avons établi des priorités selon les spécificités et les problèmes de chaque district. Nous sommes cependant limités par les moyens…

Faites-vous référence au fait que la province ne perçoive pas la totalité des recettes que Kinshasa doit lui rétrocéder ?

En effet. Le gouvernement central n’a pas libéré la totalité des 40 % de recettes budgétaires qui reviennent aux provinces – en raison, notamment, du remboursement de la dette publique et des sacrifices que le pays a dû consentir à cause de la guerre. Mais aujourd’hui, avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés [PPTE, approuvée mi-2010 par les bailleurs, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, NDLR] et l’annulation de la quasi-totalité de la dette publique, les provinces devraient retrouver leurs droits et percevoir ce qui leur revient. J’espère qu’en 2011 la population en tirera enfin profit, et que le gouvernement central fera un effort financier en faveur des provinces.

Quel est le montant des recettes annuelles propres du Katanga ?

Il est de l’ordre de 100 millions de dollars [environ 70 millions d’euros].

Et à combien s’élève le montant des recettes que l’État aurait dû vous rétrocéder ?

Cela représente environ 300 millions de dollars. Seulement 40 % de ce montant nous a été rétrocédé. Pour compenser le manque à gagner, j’ai créé des taxes. Mais il faut savoir que le Katanga a la superficie d’un pays comme la France, avec 2 500 km de voies ferrées et 12 000 km de routes, et que rien que pour entretenir ces infrastructures, il faut un budget important.

Concrètement, comment se finance le poumon économique de la RD Congo ?

Au cours des dernières années, les sociétés minières ont investi plus de 12 milliards de dollars dans notre province. Quand je suis arrivé à la tête du Katanga, les recettes douanières n’étaient que de 1,2 million de dollars, elles sont passées à 20 millions en 2010.

L’agriculture, qui ne couvre pas les besoins du Katanga, est le maillon faible de votre action. Comment inverser la tendance ?

Nous l’avons déjà fait, notamment en encourageant les sociétés minières à investir dans l’agriculture et en relançant la pêche. À mon arrivée, la tonne de farine de maïs coûtait 2 200 dollars ; aujourd’hui, son prix est de 350 à 400 dollars, preuve que la production a augmenté. On importe beaucoup moins de maïs et de poisson, ce qui a permis d’économiser des devises. Mais je ne suis pas totalement satisfait, on doit effectivement aller plus loin.

Dans la zone minière de Lubumbashi, des maraîchers se plaignent de la pollution des rivières. Sanctionnerez-vous les pollueurs ?

La pollution est un vrai problème. D’ailleurs, les miniers paient une taxe pour cela. Cependant, nous manquons de laboratoires d’analyses sur place. Je souhaiterais que l’Union européenne et les coopérations belge et française nous envoient des experts pour nous aider à identifier les problèmes. Quand on aura une idée plus claire de la situation, on fermera les sociétés qui polluent.

Outre l’agriculture et les mines, sur quels secteurs misez-vous pour développer l’économie ?

Pour diversifier nos activités, nous mettons déjà l’accent sur la pêche et le tourisme. Le potentiel est là. Pour favoriser le tourisme, nous avons commencé par réhabiliter le réseau routier de la province. Nous réhabilitons également les parcs et d’autres sites touristiques.

Vous êtes un homme d’affaires, à la tête de plusieurs sociétés : n’y a-t-il pas conflit d’intérêts entre vos activités d’entrepreneur et votre mandat de gouverneur ?

Je suis issu d’une famille d’entrepreneurs et j’étais moi-même un opérateur économique avant de devenir gouverneur. Quand j’ai été élu, j’ai cédé mes affaires à ma famille. Fallait-il que celle-ci ferme toutes ses sociétés sous prétexte que j’étais devenu gouverneur ?

On vous a aussi accusé de trafic d’influence. Qu’en est-il ?

Je peux vous assurer que ma famille n’a contracté aucun marché public, pas plus avec le gouvernement central qu’avec celui de la province. Nous avons toujours travaillé avec le privé. Et nous continuons de le faire. Pour ma part, j’ai renoncé à tous les avantages matériels, y compris aux frais de mission que m’accorde mon statut de gouverneur. Cet argent est géré par quelqu’un et reversé dans des projets sociaux en faveur de la population.

Êtes-vous tenté par un second mandat de gouverneur ?

Je ne veux pas me représenter, ce sera mon seul mandat. D’ailleurs, c’est le président Joseph Kabila qui m’a encouragé à me présenter en 2007. Je lui avais alors dit que si cela n’allait pas, je démissionnerais. Je ne savais pas où je mettais les pieds. Il m’a donné des conseils et m’a soutenu. Le monde des affaires m’a aidé également. Je gère la province comme une entreprise. J’ai tenu, j’ai apporté ma petite contribution, j’essaye d’aider la population, je travaille main dans la main avec les ministres provinciaux et l’Assemblée provinciale. Aujourd’hui, je veux reprendre mes affaires. Avec le boom minier, j’ai raté beaucoup d’opportunités qui m’auraient permis d’être milliardaire.

Êtes-vous déçu par la politique ?

Le monde politique est dur, il y a des hauts et des bas. La politique crée beaucoup de jaloux. Surtout parmi ceux qui n’ont pas réussi et qui ne supportent pas la réussite des autres. Il y a aussi beaucoup d’ingratitude et d’incompréhension.

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Propos recueillis à Lubumbashi par Muriel Devey

samedi 9 avril 2011

オバマ法早くも適用 loi Obama déjà appliquée

「オバマ法」別名「Financial Reform Act」が予定(来年1月1日)より早く、法律の発行前に既に先週金曜日(4月1日)から実施され始めた。先頭地帯で正規のルートを通ぜず行われた鉱物資源取引(金、ダイヤモンド、レア・メタル取引)についての厳しい措置を意味する。RD Congoにあっては、従ってCEEC(鉱物剣先機関)の証明書をとって輸出すれば問題がないということである。これを嫌って、タンザニアやケニア等でコンゴの鉱物を買うことは、バイヤーにとって極めて危険な取引になる。下記の記事では、RDコンゴの東部の州、まさに紛争地帯のある北キヴ集の企業体がオバマ大統領に猶予期間を置いてくれと申しいれたとあるが、コンゴ側の法律は既に対応ができており、CEECの事務所もルブンバシだけでなく、東部にもあるのだから、余裕が欲しいとはどういうことか。
RDC : La loi Obama, appliquée plus vite que prévue
Pour répondre à la loi Obama sur les minerais de sang, dont l’application est prévue pour le 1er janvier 2012 ; des sociétés étrangères qui achetaient les minerais dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) ont mise fin à leurs activités d’achat depuis le vendredi dernier.

En effet, avant la mise en vigueur de la loi Obama appelée aussi «Financial reform act» et interdisant l’achat des matières premières produites dans des zones de conflits armés ; certaines sociétés internationales opérant dans l’électronique se sont convenues de ne plus acheter les minerais de l’Est de la RDC, du moins des minerais extraits dans des zones où opèrent des groupes armés.

Cette situation semble ne pas arranger les populations locales de l’Est, particulièrement celles qui exploitent les minerais ; et inquiète les acteurs de la Société civile ainsi que des opérateurs économiques de la province du Nord-Kivu. C’est ainsi que ces derniers ont fait une doléance au président américain, selon les renseignements d’une radio locale qui rapporte que : « Dans une lettre adressée au président américain, la coordination de la Société civile du Nord-Kivu sollicite un moratoire de 6 à 12 mois, afin de permettre à la RDC de se conformer aux mesures de contrôle qu’exige la loi Obama ». Rappelons également que cette loi oblige les entreprises à publier leurs revenus ainsi que les paiements fiscaux qu’elles effectuent auprès des gouvernements du monde entier.

Les opérateurs économiques du Nord-Kivu craignent aussi de ne pas pouvoir écouler des produits estimés à plus de 30 millions de dollars, issus de la suspension des activités minières de 2010 et qui pourraient être assimilés, «à tort », à des minerais du sang

lundi 21 mars 2011

CO2で新商売 nouvelle affaire agro-commerciale au Congo

CO2で新しい商売。国の大臣もしたことがある父親から相続した土地(4200ヘクタール)にアカシアを植え、ヨーグルトなどの乳製品を生産する多国籍企業にCO2消化分を売却することに成功したようだ。キンシャサから100キロほどのバテケ高原の土地の所有者はオリヴィエ・ムシエテさん。広大な所有地の有効利用を考えた。35万トンのCO2に相当するとして160万ユーロで植物が炭酸同化作用で排出した「空気」が売れたのである。土地は森林ではなかったから、アカシアを植林するために、150万ユーロの資本と労働が投下されている、従って採算にのるのは数年後ではないか。しかし、2017年には100万トンのCO2を消化するそうで、それを見込んで既に300万ドルで世銀のファンドなどに「空気」を売ったそうである。アフリカで初めての事例である。RDCコンゴは、国としてCO2を商売にしたいのは、去年のカンクン環境会議でもあきらかであるが、私企業がはやくも商売に結びつけたことは注目に値する。CO2を大量に排出する日本の大企業は、コンゴで植林することを考えたらどうだろうか。土地はいくらでもある。土地の無料低級は期待可能である。
(画像は空気を売ったムシエテさん。ネットから)

RDC : Novacel vend de l'air à Danone

Olivier Mushiete a planté 4 200 ha d'acacias sur le plateau Batéké.
Comment faire fructifier une exploitation agricole au XXIe siècle ? Olivier Mushiete a trouvé la solution : céder aux multinationales des crédits carbone. Explications.

C’est l’histoire d’un homme qui vend de l’air, entre 3 et 5 euros la tonne. Le 18 février, le géant de l’agroalimentaire Danone a signé avec Olivier Mushiete, directeur général de Novacel, un contrat portant sur l’achat de 350 000 tonnes de crédits carbone, pour 1,6 million d’euros.

Olivier Mushiete, qui ne quitte jamais son chapeau orné d’une plume, symbole de son pouvoir coutumier, règne sur un territoire de 22 000 ha, Ibi Village, hérité de son père, Paul, un ancien ministre. Dans les années 1980, celui-ci crée Novacel sur ses terres du plateau Batéké et élève du bétail sur l’immense savane, aux portes de Kinshasa. L’affaire péri­clite après sa mort, en 1999. Olivier, ingénieur agronome, décide de faire revivre cette terre à l’abandon en misant sur l’agroforesterie. Nous sommes à l’aube du XXIe siècle, et la planète s’inquiète sérieusement des gaz à effet de serre. On commence à évoquer le principe du pollueur-payeur et celui qui en découle : l’achat de « droits à polluer », les crédits carbone (lire encadré).

Avec son frère Thierry et sa sœur Pascale, actionnaires de la société, Olivier va transformer, à partir de 2005, le plateau Batéké en puits de carbone, le premier en Afrique. Pour ce faire, il plante 4 200 ha d’acacias, des arbres à croissance rapide. Le principe est simple : l’arbre, en poussant, absorbe et stocke du gaz carbonique (CO2). En apparence, il suffit donc d’avoir un terrain et de planter des arbres. Dans la réalité, c’est bien plus compliqué. La démarche d’homologation du puits de carbone de Novacel a demandé des années de travail et 1,5 million d’euros d’investissement, notamment pour financer les expertises et préparer les opérations de certification. Le 17 février, le projet a été officiellement validé par la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Résultat : en 2017, le puits d’Ibi Batéké aura capté 1 million de tonnes de CO2… déjà vendues. La moitié au BioCarbon Fund (Banque mondiale), l’autre à la société Orbeo (fondée par la Société générale et le chimiste français Rhodia), spécialisée en courtage de crédits carbone. Novacel attend 3 millions d’euros de cette vente, avec des premiers versements en 2011.

Résultat : en 2017, le puits d’Ibi Batéké aura capté 1 million de tonnes de CO2… déjà vendues. La moitié au BioCarbon Fund (Banque mondiale), l’autre à la société Orbeo (fondée par la Société générale et le chimiste français Rhodia), spécialisée en courtage de crédits carbone. Novacel attend 3 millions d’euros de cette vente, avec des premiers versements en 2011.

« Un modèle à reproduire »

En 2010, plus de la moitié des 500 000 t achetées par Orbeo ont été reprises par Danone. Pour en savoir plus sur ce CO2 stocké au centre de l’Afrique, le groupe a dépêché sur place deux de ses vice-­présidents, Pierre-André Terisse, directeur financier, et Bernard Giraud, en charge du développement durable. Convaincus par le travail d’Olivier Mushiete, ils financeront la plantation de 2 400 ha d’acacias supplémentaires.

« Contrairement à la Banque mondiale ou à Orbeo, nous préfinançons Novacel, qui a besoin de soutien pour poursuivre ses investissements, notamment dans de nouvelles plantations », explique Bernard Giraud. Danone a choisi de soutenir Novacel « parce que le projet correspond exactement à ce que nous voulons promouvoir : une action à haute valeur ajoutée environnementale et sociale », explique-t-il. Danone voit même en Ibi Village un « modèle à reproduire », en RDC ou ailleurs.

カザフスタンのENRC kazakh

東日本大震災の復興需要をみこして、非鉄金属相場、銅の価格が上昇しているようだ。銅鉱山に積極投資を添加しているのだカザフスタンの鉱山会社で英国会社をロンドンに上場させているENRC(, Eurasian natural resources corporation)である。既に2009年にCamec社を買収してその傘下にRDCで銅鉱山を開発しているボス・マイニングBoss Miningを収めている。さらに、Kolwesi(ルブンバシの北西200km)の銅鉱山を手にしようとしている。ENRCの目算はボス・マイニングとKolwesiのMetalkolを通じて2014年までに銅10万トン、コバルト5000トンを生産することである。

Le kazakh ENRC s’intéresse au cuivre de la RDC
Écrit par Steven AddamahDécryptagemar 18, 2011
Le cuivre, métal phare sur le marché des matières premières, et avec l’événement malheureux qui a secoué le Japon, le marché du cuivre s’annonce prometteur dans la perspective du lancement de grands travaux de reconstruction. C’est dans ce contexte que les entreprises œuvrant dans ce domaine, s’active à la recherche de contrat avec les pays regorgeant du cuivre . C’est le cas de la compagnie minière kazakhe, Eurasian natural resources corporation (ENRC) qui s’intéresse actuellement à la République Démocratique du Congo (RDC).
En effet, Présent en RDC, via le rachat de Central african mining and exploration company (Camec) à près de 955 millions de dollars ; ce qui lui a permis de prendre le contrôle de Boss Mining dans le Katanga. Le kazakh ENRC s’est également tourné vers la grande zone minière de Kolwezi où il a pris possession d’environ 50% d’actions dans Metalkol, entreprise minière née sur les cendres de Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT). ENRC entend se faire aujourd’hui, une place dans la filière mondiale du cuivre en nourrissant l’ambition de l’exploitation du cuivre congolais.
Cependant, les ambitions de cette entreprise qui s’est fixée comme objectif de diversifier ses activités en Afrique risquent de rencontrer certaines contrainte en RDC. Il s’agit essentiellement de la zone d’ombre qui entoure le processus de liquidation du projet minier KMT dont aucune conclusion définitive n’a été encore rendue par le liquidateur nommé par le gouvernement. Ce qui n’est pas du tout intéressant, car le retard dans le bouclage de la liquidation de KMT peut jouer en défaveur du kazakh ENRC.
Enfin, Selon diverses sources, avec ces deux acquisitions en RDC (Boss Mining et Metalkol), ENRC ambitionnait de dépasser 100.000 tonnes de cuivre et plus de 5.000 tonnes de cobalt par an d’ici 2014.