mardi 7 juin 2011

熱帯森林会議(ブラザヴィル)Sommet des 3 bassins forestiers (Brazzaville)

ネット新聞『AfricaTime.com』から。
コンゴ共和国(首都ブラザビル)でこのほど、熱帯森林国会議が開催された。CO2公害をもたらしている先進工業国に対して、参加国は「もっと公害を減らすよう努力せよ」と宣言する。熱帯森林国のうち、もっとも大きな森林面積をもつのは、勿論アマゾンのあるブラジル、コンゴ盆地のRDCコンゴ(キンシャサ)そしてボルネオ・メコンである。
この会議の目的はなにか。
熱帯森林保護を前面にだしているが、要は先進国に「だから、金を出せ」というものだと僕は了解している。現在、熱帯森林をもつ国々がどんな保存保護努力をしているかは全くみえてこない。いっそのこと、熱帯森林は幾つもの国にまたがっているのだから、領土主権から切り離して、国連に新しい熱帯森林保護監視機関を創設してしまえばいいのだが、各国の利権が渦巻いて、とてもそんなことはできないだろう。
熱帯森林戦争が始まっている。

Environnement : Denis Sassou N’Guesso appelle les pays pollueurs à prendre leurs responsabilités
(Congo- Site Actualités 06/06/2011)

Le Chef de l’Etat congolais a indiqué le 3 juin à Brazzaville que la contribution des forêts tropicales à l’équilibre écologique mondial sera efficace si les pays pollueurs prenaient leurs responsabilités en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre.

Il s’est exprimé à l’ouverture du sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement des trois bassins forestiers tropicaux du monde à savoir l’Amazonie, le Congo et le Bornéo Mékong.

«En effet, devant les grandes menaces liées au dérèglement et au changement climatiques, les forêts tropicales constituent une solution prépondérante pour la régulation du climat et l’avenir de l’humanité. A elles seules, elles séquestrent annuellement 271 millions de tonnes de carbone, soit près de la moitié des stocks mondiaux. Les préserver durablement est donc notre devoir, notre responsabilité collective pour qu’elles soient le lieu privilégié de la solidarité internationale», a déclaré Denis Sassou N’Guesso.

C’est pour la première fois que se tienne un sommet sur ces trois bassins représentant 80% des forêts tropicales du monde et 2/3 de la biodiversité terrestre. Selon le Président Sassou N’Guesso, les forêts tropicales font l’objet des enjeux écologique et socioéconomique. Au-delà de la nécessité de préservation, se trouve celle d’assurer les fonctions économiques et sociales de ces forêts.

«Le grand pari pour nous étant d’établir, toujours, un lien nécessaire et intelligent entre la ’’gestion forestière durable’’ et le développement de nos pays. Les efforts que la communauté internationale exige de nous en matière de gestion durable doivent être soutenus financièrement et matériellement, conformément au plan de Bali», a souligné le Chef de l’Etat congolais.


Les forêts de la République du Congo occupent 10% des forêts du bassin du Congo. Dans le cadre de la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers, le Gouvernement congolais a entrepris une série de mesures. L’on peut énumérer l’adoption du RPP REDD+ ; la certification FSC de grandes concessions forestières sur une étendue de 2,5 millions d’hectares ; la réduction de la déforestation et l’aménagement forestier durable de 5 millions d’hectares ; la mise en place d’un système de traçabilité des bois dans le cadre des accords de partenariat avec l’Union européenne (UE).

Aussi, la législation forestière congolaise fait obligation aux sociétés d’exploitation forestière de transformer près de 80% de bois dans le pays.

Le sommet de Brazzaville a réuni les Chefs d’Etat du Congo-Brazzaville, de la République démocratique du Congo (RDC), du Gabon, de la République centrafricaine (RCA), de Guinée équatoriale, de Sao Tome et Principe et de Guyana. Les autres pays membres de cet espace ont été représentés par leurs premiers ministres et leurs ministres en charge de forêt et de l’environnement.

Les assises de la capitale congolaise devraient permettre aux pays des trois bassins forestiers tropicaux d’adopter une position commune avant la conférence des parties sur le changement climatique qui se tiendra en fin 2011 à Durban (Afrique du Sud) et le sommet de Rio (Brésil) en 2012.

Parlant au nom des pays du bassin du Congo, le Président de la RDC, Joseph kabila, a souligné les efforts des pays de la région en matière de forêt, notamment avec la mise en place de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) dont son pays assure actuellement la présidence tournante.

Il a salué la tenue du sommet de Brazzaville qui selon lui devrait déboucher sur une position commune des pays des trois bassins forestiers tropicaux du monde. La RDC dont les forêts constituent 57% des forêts du bassin du Congo, dispose de 25 millions d’hectares d’aires protégées, soit 12% du territoire.

Pour sa part, le Président de Guyana, Bharrat Jagdeo, qui a parlé au nom des pays de l’Amazonie, a fait savoir que les pays pollueurs devraient honorer leurs engagements d’apporter leurs appuis financiers nécessaires à la préservation des forêts tropicales.

dimanche 5 juin 2011

フランス大使離任 départ de l'ambassadeur français à Kin

キンシャサ駐在のフランス大使ピエール・ジャクモが帰国する。32ヶ月の任期だった。かれが赴任した当時、今から3年前のRDCコンゴと今日を比べると、内戦状態は大いに改善したようだ。RDCコンゴの東部ではなお戦闘が見られるものの、平和への努力は着実に実っているとRDCコンゴ政府の努力を認める。大使自身も東部戦闘地帯を数回視察している。日本大使が東部に行けば「何しに来たの」と政府軍にも反政府軍にもいわれるだろうし、彼が東部に行くこともありえない。難民キャンプには国連にくっついていくかもしれない。それもないだろう。ルブンバシにさえ来たことがないのだから。本省に駄目だといわれるから来ない?しかし、本省にカタンガは危険だと言わせているのは誰なのか。
大統領選挙については「如何に民主的に行われるか監視するぞ」と声を強めることを忘れない。フランスもUSA同様、民主主義外交を展開してきている。民主主義は普遍的価値だけれども、フランスはフランスにとって都合のよい民主主義を要請するのだ。しかも近年は武力も行使する。リビアやコート・ジボワールの例はRDCコンゴにとって他人ごとではない。

RDC, Pierre Jacquemot l'ambassadeur de France s'en va
03/06/2011 à 18h14 | 920 vues | 0 réactions


RDC, Pierre Jacquemot l'ambassadeur de France s'en va
Par Freddy Mulongo, vendredi 3 juin 2011 à 17:58 :: radio :: #1502 :: rss

Fin mandat, le bilan dressé par l’ambassadeur de France en RDC lors d’un point de presse, donne de la matière pour une réflexion responsable. Portant notamment sur les questions sécuritaire et du processus électoral, les observations du plénipotentiaire d’un pays membre du Conseil de sécurité, réputée proche de la RDC, méritent une attention particulière. «Il existe encore un potentiel déstabilisateur à l’Est de la RDC, mais la donne n’est plus la même qu’il y a trois ans», précise Pierre Jacquemot.

Des efforts sont encore à fournir pour éteindre le brasier de l’Est. L’intensité des affrontements et du conflit est sensiblement réduite. La situation sécuritaire demeure extrêmement fragile suite à la présence de la LRA dans la Province Orientale et les FDLR dans les montagnes de l’Est. Pendant les 32 mois passés en RDC, plusieurs voyages effectués à l’Est, le diplomate français comprend les souffrances de plus d’un million de déplacés à la suite des affrontements. La France pèse de tout son poids lors des votes des résolutions sur la RDC. L’implication de la France dans le processus de reconstruction des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police nationale congolaise vise justement la consolidation de la paix et de la sécurité. Par ailleurs, une coopération régionale plus agissante dans la sous-région des Grands Lacs africains pourrait résoudre beaucoup de problèmes sécuritaires. Telle est la position de la France. De même, l’axe Kinshasa – Luanda et Brazzaville – devrait bénéficier d’un regard particulier, après la normalisation avec Kigali. Quant à l’organisation des élections, le diplomate salue les efforts consentis jusque-là par les autorités congolaises. Par rapport à la tenue effective des scrutins à la date du 28 novembre prochain telle qu’annoncée par le pasteur-président de la CENI Ngoy Mulunda, l’ambassadeur de France n’émet pas un quelconque jugement : «Il ne nous appartient pas d’en douter». Pierre jacquemot se réjouit qu’en peu de temps, déjà 21 millions d’électeurs se sont enregistrés face à des prévisions de 31 millions d’enrôlés attendus. «On tiendra le délai en ce qui concerne l’enregistrement des électeurs», estime le diplomate français en fin de mandat. La comparaison avec la Côte d’Ivoire qui a mis 4 ans pour la même opération incite à l’optimisme.

Toutefois, en ami, l’ambassadeur de France pense que quatre critères devront conduire à des élections crédibles et apaisées : «la stabilité du cadre général, la non exclusion des candidats, la liberté d’expression et des réunions et l’indépendance de la CENI». Sur ces points, son pays ainsi que les autres partenaires au sein de l’Union européenne resteront «très vigilants». Pour des adieux, Pierre jacquemot ne pouvait pas dire mieux.

En prenant ses fonctions à Kinshasa, le mercredi 17 septembre 2008, voilà ce qu' avait dit Pierre Jacquemot, alors nouvel ambassadeur de France en République Démocratique du Congo:
(以下略)

ベルギー服首相DRC訪問 visite du vice-PM belge Steven Vanackere

ベルギーの副首相兼外務大臣がRDCコンゴを訪問していた。72時間だが、そのうち24時間はルブンバシ訪問に当てられた。
今回のRDC公式訪問は両国の関係修復前進のためであるが、それなりの効果を挙げたようだ。ベルギー側の関心は、1)借金の棒引きとあらたな投資、2)民主的な大統領選挙である。記事にはないが、ベルギーは危険分散のために、海外パートナーを探しているもようである。英国やカナダなどとのタイアップをしながらRDC市場に慎重に投資したい意向だ。

Fin du séjour de travail en Rdc du vice-Premier ministre belge Steven Vanackere
Kinshasa, 02/06/2011 / Politique
Le vice-Premier ministre, ministre belge des Affaires étrangères, M. Steven Vanackere, a quitté Kinshasa mercredi pour Bujumbura, au Burundi, via Lubumbashi, après un séjour de travail de 72 heures en République Démocratique du Congo.
Arrivé dimanche dans la capitale congolaise, le chef de la diplomatie belge a eu d’importants contacts avec le Président de la République, Joseph Kabila, le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, le bureau de l’Assemblée nationale, les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le ministre a.i. des Transports et des voies de communication, Martin Kabwelulu.

De toutes ces entrevues, il s’est dégagé la volonté du gouvernement belge d’accompagner la République Démocratique du Congo dans ses efforts pour le développement. La Belgique demeure attentive en l’avenir de la RDC, a affirmé Steven Vanackere à l’issue d’un entretien mardi avec Joseph Kabila.

Mais auparavant, il avait déjà signé avec son homologue congolais des Affaires étrangères un protocole de remise de dette, portant sur un montant de 23 millions d’euros, pour compenser les efforts au développement de la RDC.

Des élections, il en a été ainsi question au cours du séjour de M. Vanackere qui a confirmé le soutien de son pays à l’organisation des élections démocratiques en RDC. Il a visité quelques centres d’enrôlement et demandé à l’Assemblée nationale de multiplier des initiatives pour la tenue des élections crédibles en RDC.

Le secteur des transports a été également au centre des préoccupations de l’homme d’Etat belge, dont le pays sponsorise la modernisation du trafic urbain à Kinshasa, en partenariat avec la Société commerciale de transport et des ports (SCTP).

ACP

契約公開 transparence des contrats

「キンシャサ政府が鉱山、原油および森林の契約を公開」
しかし、この政府決定は将来の契約について適用されるにすぎず、政府は過去の契約の公開義務を負っていない。これからの契約を全てインタネットの鉱山省サイトに載せるというもの。
これまで契約が不透明で、腐敗の温床と見られて多くの批判を受けていた。官報でも勿論契約内容がアナウンスされるわけだが、公開しない特別条項、契約の改定などについて、特段の制限が課されているわけではない。実効性が問われると思われる。
またこの措置は、首相、鉱山大臣、エネルギー大臣、環境大臣による命令であって、国会で審議され成立した法律ではない点も弱いと考える。

RDC : le gouvernement rend publics les contrats miniers et forestiers
03/06/2011 à 19h:16 Par Jeune Afrique

La RDC a annoncé vendredi avoir signé un décret visant à faire publier tous les nouveaux contrats miniers, pétroliers ou forestiers. Mais rien n’oblige le gouvernement à faire la lumière sur les anciens contrats tant décriés pour leur opacité par les ONG et l’opposition.
La République démocratique du Congo (RDC) deviendrait-elle plus transparente ? C’est du moins ce que tient à proclamer le gouvernement, à quelques mois des élections générales - présidentielle et législatives - prévues en octobre 2011. La preuve, la voici : selon un décret daté du 20 mai, publié sur le site du ministère des Mines, la RDC publiera désormais ses contrats signés dans les secteurs minier, pétrolier et forestier. Chiche ?
« Tout contrat conclu entre l'État congolais ou une entreprise publique et une société nationale ou étrangère pour l'exploration ou l'exploitation des ressources minières, pétrolières ou forestières sera publié dans les soixante jours suivant son entrée vigueur », indique le décret signé par le Premier ministre et les ministres des Mines, de l'Énergie et de l'Environnement.
Accords opaques
Le Journal officiel aura pour mission de publier les contrats, comme les sites internet des ministères concernés et les quotidiens locaux. L'ONG Global Witness, qui traque la corruption partout dans le monde, ne boude pas son plaisir : elle réclamait depuis plusieurs années une telle mesure « qui pourrait contribuer à réduire la corruption dans le pays si elle est pleinement appliquée », a-t-elle commenté vendredi dans un communiqué.
Le revers de la médaille : rien ne dit que l’annonce sera suivie d’effets réellement positifs. Des clauses contractuelles secrètes peuvent être envisagées et les moyens d’évasion fiscale sont si sophistiqués que même un gouvernement fortement déterminé a du mal à éradiquer la corruption. L'ONG regrette d’ailleurs la non-publication - à ce jour - des accords opaques conclus en 2010 dans les secteurs pétrolier et miniers avec des entreprises inconnues jusque-là.
Tout pour réussir
Autre problème : les modifications au contrat mines contre infrastructures signé en 2007 entre Kinshasa et un groupement d'entreprises chinoises restent secrètes. Le montant du contrat avait été pourtant sérieusement revu à la baisse en 2009, passant de 9 à 6 milliards de dollars.
La RDC a tout pour réussir : grande comme les deux tiers de l'Europe occidentale, elle possède un tiers des réserves mondiales de cobalt, produit 18% des diamants du monde. Mais cette richesse, présente notamment au Katanga, est aussi une malédiction : dans l'est du pays, la concurrence autour des minerais, dont l'étain et le tantale (tous les deux largement employés dans le secteur de l'électronique) alimente un conflit de longue date, rappelle Global Witness. (avec AFP)

対外借金の帳消(イタリア、オランダ) annulation des dettes extérieures (par Italie et les Pays-Bas

(6月1日)イタリアとオランダがRDCコンゴの借金帳消しに応じた。総額イタリアが7億4000万ドル、オランダが4億ドルの債権を放棄した。
先日はベルギーが7億7300万ドル、過ぐる4月にはアメリカが18億2300万ドルの帳消しをしている。
IMFや世銀は既に謝金を棒引きした。これだけ借金を軽くしてもらったRDCである。あとは新たな借金を控えて、海外投資を呼び込み、「一所懸命働く」ことだ。地下資源が豊か過ぎるほど豊かなのが不幸を呼んでいる。
30年前の中国は「眠れる獅子」と云われたが今やGNPで日本を追越した。カーニバルの山車しか取柄のなかったブラジルがGNP世界8位に浮上している。「立て、コンゴの民よ」(RDCコンゴの国家はこの言葉から始まる)。

Dette extérieure de la RDC : l’Italie et les Pays-Bas annulent 1140 millions USD

Les ambassadeurs d’Italie et des Pays-Bas ont signé, mardi 31 mai, avec le ministre congolais des Finances, Matata Ponyo, un accord portant respectivement annulation d’environ 740 millions et 400 millions USD.
Pour l’Italie, cette annulation représente un allègement de 100% de la dette que doit la RDC à ce pays.
Ce geste de l’Italie et la Hollande, membres du club de Paris, intervient dans le cadre de l’effacement de la totalité de la dette extérieure du pays par le club de Paris, annoncée jeudi 18 novembre 2010. Au total, 7,35 milliards Usd ont été annulés.
Cet allégement a été consécutif à l’atteinte par la RDC du point d’achèvement de l’initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE) en fin juin 2010, qui a entraîné l’éffacement de 12 mlliards USD.
La veille, la Belgique avait, quant à elle, annulé 773 millions USD et quelques mois plutôt les Etats-Unis s’étaient livré au même exercice.
L’accord relatif à l’annulation de la totalité de la dette de la RDC vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique a été signé, le mardi 26 avril, à Kinshasa. Cette dette s’élevait à environ 1, 823 milliards USD.
(国連オカピ放送)

mardi 31 mai 2011

カタンガ州知事モイーズ再選望まず? Moise Katumbi, gouverneur du Katanga ne veut pas se représenter pour 2ème mandat en 2012 ?

フランスのアフリカ専門誌『ジュヌ・アフリクJeune Afrique』にカタンガ州知事モイーズ・カトゥンビとのインタヴュー記事が載った。「私はカタンガ州を一つの企業のように経営している」とのタイトルの通り、モイーズの采配はこれまでの知事とは全く異なり、実務的であり、ビジネス精神に富んでいる。課税のやりかたにせよ、農業と鉱業を結びつける独自の工夫にせよ、余人の真似の出来ることではない。それだけに「しのごの云わず働け」というのが口癖のようである。口先だけの政治家が大嫌いとみえる。2007年3月の知事選居で選ばれて、来春任期がきれる。この4年間馬車馬のように働いてきた。カタンガ州は日本の国土よりも広く、フランスと比肩するほどの面積がある。銅の価格も史上最高にはねあがり追い風も吹いてきた。国はIMFやWB、先進諸国からの借金を棒引きしてもらい、地方に金を回す余裕も出てきている。
ところがJA誌の質問に答える形で、来年再選を目指さないと宣言している。ビジネスマンとしては行政に携わることでビジネス・チャンスを逃したというのだ。だから政治は一期でいいともいう。僕は絶大な人気を誇るモイーズが2期目も知事を務め、即ちカタンガ州を10年で再生し成長路線に乗せ、その後大統領選挙に出るのではないかと憶測していた。モイーズは今でもサッカーチーム「マゼンベ」のおかげもあって全国民的にポピュラーである。しかし、政治の世界の「嫉妬深さ」にも嫌気が差している様子。それはわからないでもない。産業界、財界にもどれば、のびのびとビジネスに専念できるだろう。
しかし、カビラ大統領が再選された場合、彼に懇請されて来期も知事選挙に出てカタンガ州のために一肌脱ぐことであろう。そう僕はみる。
そうしてくれないと困る。日本の企業がカタンガ州に進出する場合、組む相手は国営鉱山会社Gecameinesでもフォレストでもない。Gecameinesは過去の遺跡、フォレストも同様。モイーズ・カトゥンビ以外いないではないか。

Moïse Katumbi : "Je gère le Katanga comme une entreprise"
24/05/2011 à 13h:09 Par Muriel Devey

Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga. © Reuters
À moins d’un an de la fin de son mandat, Moïse Katumbi tire un premier bilan de son action à la tête du « poumon économique » de la RD Congo, le Katanga. Et jure vouloir désormais retourner à sa vie de businessman.

Jeune Afrique : Quel bilan tirez-vous de votre action, alors que votre mandat de gouverneur du Katanga s’achèvera en mars 2012 ?

Moïse Katumbi : Il est difficile de faire soi-même un bilan, car on ne peut être à la fois juge et partie. C’est à la population katangaise de le faire.

Quels étaient vos chantiers prioritaires ?

À mon arrivée à la tête du Katanga, en mars 2007, j’ai trouvé une situation difficile. Les anciens gouverneurs avaient laissé beaucoup de problèmes, car ils avaient peu de moyens. Il fallait tout refaire, tout était prioritaire : l’éducation, la santé, les routes, l’eau, l’électricité… Or la population est très exigeante, et elle avait beaucoup augmenté, avec l’afflux de personnes venues d’autres provinces et le retour de la diaspora. Dès le début de mon mandat, nous avons élaboré un plan triennal, que nous avons présenté à l’Assemblée provinciale, et avons établi des priorités selon les spécificités et les problèmes de chaque district. Nous sommes cependant limités par les moyens…

Faites-vous référence au fait que la province ne perçoive pas la totalité des recettes que Kinshasa doit lui rétrocéder ?

En effet. Le gouvernement central n’a pas libéré la totalité des 40 % de recettes budgétaires qui reviennent aux provinces – en raison, notamment, du remboursement de la dette publique et des sacrifices que le pays a dû consentir à cause de la guerre. Mais aujourd’hui, avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés [PPTE, approuvée mi-2010 par les bailleurs, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, NDLR] et l’annulation de la quasi-totalité de la dette publique, les provinces devraient retrouver leurs droits et percevoir ce qui leur revient. J’espère qu’en 2011 la population en tirera enfin profit, et que le gouvernement central fera un effort financier en faveur des provinces.

Quel est le montant des recettes annuelles propres du Katanga ?

Il est de l’ordre de 100 millions de dollars [environ 70 millions d’euros].

Et à combien s’élève le montant des recettes que l’État aurait dû vous rétrocéder ?

Cela représente environ 300 millions de dollars. Seulement 40 % de ce montant nous a été rétrocédé. Pour compenser le manque à gagner, j’ai créé des taxes. Mais il faut savoir que le Katanga a la superficie d’un pays comme la France, avec 2 500 km de voies ferrées et 12 000 km de routes, et que rien que pour entretenir ces infrastructures, il faut un budget important.

Concrètement, comment se finance le poumon économique de la RD Congo ?

Au cours des dernières années, les sociétés minières ont investi plus de 12 milliards de dollars dans notre province. Quand je suis arrivé à la tête du Katanga, les recettes douanières n’étaient que de 1,2 million de dollars, elles sont passées à 20 millions en 2010.

L’agriculture, qui ne couvre pas les besoins du Katanga, est le maillon faible de votre action. Comment inverser la tendance ?

Nous l’avons déjà fait, notamment en encourageant les sociétés minières à investir dans l’agriculture et en relançant la pêche. À mon arrivée, la tonne de farine de maïs coûtait 2 200 dollars ; aujourd’hui, son prix est de 350 à 400 dollars, preuve que la production a augmenté. On importe beaucoup moins de maïs et de poisson, ce qui a permis d’économiser des devises. Mais je ne suis pas totalement satisfait, on doit effectivement aller plus loin.

Dans la zone minière de Lubumbashi, des maraîchers se plaignent de la pollution des rivières. Sanctionnerez-vous les pollueurs ?

La pollution est un vrai problème. D’ailleurs, les miniers paient une taxe pour cela. Cependant, nous manquons de laboratoires d’analyses sur place. Je souhaiterais que l’Union européenne et les coopérations belge et française nous envoient des experts pour nous aider à identifier les problèmes. Quand on aura une idée plus claire de la situation, on fermera les sociétés qui polluent.

Outre l’agriculture et les mines, sur quels secteurs misez-vous pour développer l’économie ?

Pour diversifier nos activités, nous mettons déjà l’accent sur la pêche et le tourisme. Le potentiel est là. Pour favoriser le tourisme, nous avons commencé par réhabiliter le réseau routier de la province. Nous réhabilitons également les parcs et d’autres sites touristiques.

Vous êtes un homme d’affaires, à la tête de plusieurs sociétés : n’y a-t-il pas conflit d’intérêts entre vos activités d’entrepreneur et votre mandat de gouverneur ?

Je suis issu d’une famille d’entrepreneurs et j’étais moi-même un opérateur économique avant de devenir gouverneur. Quand j’ai été élu, j’ai cédé mes affaires à ma famille. Fallait-il que celle-ci ferme toutes ses sociétés sous prétexte que j’étais devenu gouverneur ?

On vous a aussi accusé de trafic d’influence. Qu’en est-il ?

Je peux vous assurer que ma famille n’a contracté aucun marché public, pas plus avec le gouvernement central qu’avec celui de la province. Nous avons toujours travaillé avec le privé. Et nous continuons de le faire. Pour ma part, j’ai renoncé à tous les avantages matériels, y compris aux frais de mission que m’accorde mon statut de gouverneur. Cet argent est géré par quelqu’un et reversé dans des projets sociaux en faveur de la population.

Êtes-vous tenté par un second mandat de gouverneur ?

Je ne veux pas me représenter, ce sera mon seul mandat. D’ailleurs, c’est le président Joseph Kabila qui m’a encouragé à me présenter en 2007. Je lui avais alors dit que si cela n’allait pas, je démissionnerais. Je ne savais pas où je mettais les pieds. Il m’a donné des conseils et m’a soutenu. Le monde des affaires m’a aidé également. Je gère la province comme une entreprise. J’ai tenu, j’ai apporté ma petite contribution, j’essaye d’aider la population, je travaille main dans la main avec les ministres provinciaux et l’Assemblée provinciale. Aujourd’hui, je veux reprendre mes affaires. Avec le boom minier, j’ai raté beaucoup d’opportunités qui m’auraient permis d’être milliardaire.

Êtes-vous déçu par la politique ?

Le monde politique est dur, il y a des hauts et des bas. La politique crée beaucoup de jaloux. Surtout parmi ceux qui n’ont pas réussi et qui ne supportent pas la réussite des autres. Il y a aussi beaucoup d’ingratitude et d’incompréhension.

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Propos recueillis à Lubumbashi par Muriel Devey

samedi 9 avril 2011

オバマ法早くも適用 loi Obama déjà appliquée

「オバマ法」別名「Financial Reform Act」が予定(来年1月1日)より早く、法律の発行前に既に先週金曜日(4月1日)から実施され始めた。先頭地帯で正規のルートを通ぜず行われた鉱物資源取引(金、ダイヤモンド、レア・メタル取引)についての厳しい措置を意味する。RD Congoにあっては、従ってCEEC(鉱物剣先機関)の証明書をとって輸出すれば問題がないということである。これを嫌って、タンザニアやケニア等でコンゴの鉱物を買うことは、バイヤーにとって極めて危険な取引になる。下記の記事では、RDコンゴの東部の州、まさに紛争地帯のある北キヴ集の企業体がオバマ大統領に猶予期間を置いてくれと申しいれたとあるが、コンゴ側の法律は既に対応ができており、CEECの事務所もルブンバシだけでなく、東部にもあるのだから、余裕が欲しいとはどういうことか。
RDC : La loi Obama, appliquée plus vite que prévue
Pour répondre à la loi Obama sur les minerais de sang, dont l’application est prévue pour le 1er janvier 2012 ; des sociétés étrangères qui achetaient les minerais dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) ont mise fin à leurs activités d’achat depuis le vendredi dernier.

En effet, avant la mise en vigueur de la loi Obama appelée aussi «Financial reform act» et interdisant l’achat des matières premières produites dans des zones de conflits armés ; certaines sociétés internationales opérant dans l’électronique se sont convenues de ne plus acheter les minerais de l’Est de la RDC, du moins des minerais extraits dans des zones où opèrent des groupes armés.

Cette situation semble ne pas arranger les populations locales de l’Est, particulièrement celles qui exploitent les minerais ; et inquiète les acteurs de la Société civile ainsi que des opérateurs économiques de la province du Nord-Kivu. C’est ainsi que ces derniers ont fait une doléance au président américain, selon les renseignements d’une radio locale qui rapporte que : « Dans une lettre adressée au président américain, la coordination de la Société civile du Nord-Kivu sollicite un moratoire de 6 à 12 mois, afin de permettre à la RDC de se conformer aux mesures de contrôle qu’exige la loi Obama ». Rappelons également que cette loi oblige les entreprises à publier leurs revenus ainsi que les paiements fiscaux qu’elles effectuent auprès des gouvernements du monde entier.

Les opérateurs économiques du Nord-Kivu craignent aussi de ne pas pouvoir écouler des produits estimés à plus de 30 millions de dollars, issus de la suspension des activités minières de 2010 et qui pourraient être assimilés, «à tort », à des minerais du sang