samedi 24 décembre 2011

選挙前後の鉱山活動(Anvil買収その後)

カナダのフランス語金融誌『FI Finance et Investissement』によれば、不正が多かったという大統領選挙だが、選挙中もその後も鉱山関係の活動に大きな影響はなかったそうである。とりわけ、Anvil Mining買収で中国企業Minmetalが乙波(offer)を出しているが、交渉は選挙中にもかかわらず進んでいる様子。ただし、このオッファー、来年1月11日まで伸ばされた。中国企業は現在の程度のRDCコンゴの混乱には慣れている。決してアフリカで好かれてはいない中国だが、現在までカタンガ州で中国人や中国人企業が被害にあった事実はない。

RDC : pas de perturbations importantes des activités minières
23.12.2011 - 10:18 - FINANCE ET INVESTISSEMENT

PLANÈTE FINANCE - Les irrégularités et la fraude généralisées lors de l'élection présidentielle du 27 novembre ne devraient pas perturber de manière importante les activités minières du pays, estime la Financière Banque Nationale (FBN).

« Certes, il ne faut pas être frileux pour investir en RDC, mais nous ne prévoyons pas de perturbations importantes des activités minières. Nous pensons aussi que l'offre d'achat de Minmetals Resources sur Anvil Mining sera couronnée de succès », indiquent Pierre Fournier et Michael Fini, respectivement analyste géopolitique et analyste associé à la FBN.

Ainsi, les irrégularités électorales en RDC ne devraient pas mener le pays dans une guerre civile, selon les analystes. Bien qu'Étienne Tshisekedi conteste l'élection de Joseph Kabila, il n'est pas susceptible de mener une lutte armée. « Il a été premier ministre de la RDC à trois reprises et a démissionné deux fois en deux ans après un différend acrimonieux avec l'ancien président Mobutu, mais son parti n'a pas participé à la guerre qui a suivi l'effondrement du régime Mobutu en 1997. La Cour pénale internationale a aussi clairement indiqué qu'Étienne Tshisekedi irait rejoindre l'ancien président de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo au tribunal de La Haye si ses forces commettaient des crimes en RDC », indiquent les analystes dans une note envoyée à des clients.

Des turbulences devraient toutefois se poursuivre en RDC. Le démarrage de grèves générales dans tout le pays, ainsi que la poursuite des troubles et de la violence semble inévitable. « Il est improbable que les escarmouches alimentées par le résultat électoral compromettent la stabilité des activités minières en cours, qui sont concentrées dans la province du Katanga, dans le sud du pays », font-ils mention.

Minmetals

Dans ce contexte d'incertitude, la société chinoise Minmetals a prolongé jusqu'au 11 janvier 2012 son offre d'acheter Anvil Mining pour 8 $ par action, rapporte la FBN.

Même si la transaction n'a pas encore le plein appui de la société d'État congolaise
Gécamines, la FNB croit que cette transaction va se conclure. « L'examen de Gécamines a été retardé par l'élection. La société d'État a son siège social à Lubumbashi, capitale du Katanga, où de graves violences ont éclaté le 28 novembre. Le calme est revenu dans la ville pour le moment. Compte tenu de l'instabilité et du risque global actuellement présents dans le pays, le gouvernement de la RDC et Gécamines ne voudront pas compromettre les projets miniers par excès de cupidité », écrivent les analystes.

La FBN note que la RDC a besoin d'emplois, est déjà tributaire de la Chine et sait que les Chinois pourraient mettre le projet sur la voie rapide. « De plus, la Chine s'engage dans des projets pour le long terme, renie très rarement ses engagements, a déjà investi massivement en RDC et est expérimentée dans les activités menées dans des régions à haut risque », ajoutent les analystes.

mardi 4 octobre 2011

中国五矿集团公司がAnvil Miningを買収か China Minmetals fait une offre sur la Anvil Mining

中国のMinmetals(中国五矿集团公司)がカタンガ州で銅鉱山開発をしているカナダ系Anvil Miningにbidをかけた。12億8000万ドル。Anvilの株主はハッピーだといっているそうだ。Anvil Miningの直近の株価からすると39%上回った買取価格らしい。今後の動向が注目される。しかし、中国五鉱集団の目の付け所は確かである。GecaminesやSodeimicoではなく、現に生産し成長著しい企業を買収しようというのだから。

さて、日本の企業は静かに静かに潜行しているのだろうか。

Le chinois Minmetals à l’assaut de la RDC

Le géant minier chinois fait une offre amicale sur le canadien Anvil qui détient une importante mine de cuivre au Katanga, au cœur de la région cuprifère de la République démocratique du Congo.

Cinq mois après s’être fait ravir les alléchants gisements zambiens du canadien Equinox Minerals par le mineur d’or Barrick gold, le chinois Minmetal Resources démontre qu’il n’a pas renoncé à investir la Copper Belt. Il vient de faire une offre en numéraire de 1,28 milliard de dollars pour acquérir un autre junior canadien, Anvil Mining. Outre des projets d’exploration, ce groupe possède une mine en République démocratique du Congo, Kinsvere. Il s’agit de la première incursion en Afrique du groupe chinois, déjà présent en Australie et au Laos.

L’offre de Minmetals, valorisant sa cible à un niveau supérieur de 39% à sa dernière cotation, a été reçue favorablement par le conseil d’administration d’Anvil, déclarant à l’Australian Securities Exchange, que « cette offre était dans le meilleur intérêt des actionnaires ». Selon Minmetals, des actionnaires contrôlant 40,1% d’Anvil sont déjà favorables à l’opération. Parmi eux, le trader de matières premières Trafigura Beher qui, en août dernier, s’interrogeait sur le moyen de valoriser une participation de 39% qui n’était pas au cœur de son activité. L’offre d’une prime importante démontre la volonté de Minmetals de ne pas subir un nouvel échec. Toutefois, le niveau actuel relativement bas de la cotation d’Anvil pourrait attirer des contre-offres.

Minmetals Resources, qui est la filiale cotée à Hong Kong de l’entreprise d’Etat Minmetals Group, avait cette fois-ci préparé minutieusement son opération. « Nous avions préalablement visité la RDC », a indiqué le directeur financier du groupe, David Lamont, lors d’une conférence de presse téléphonique, vantant les bonnes relations diplomatiques entre les dirigeants chinois et ceux de la RDC. Dans ce pays où la législation minière est à géométrie variable, de bonnes relations avec les autorités sont en effet indispensables.

De plus petite dimension que le gisement de Lumwana, pour lequel Barrick avait dépensé 8 milliards de dollars, la mine de Kinsevere a produit en 2010 16 538 tonnes de cuivre sous forme de concentrés. Un nouvel investissement de 400 millions de dollars devrait multiplier sa production par quatre à 60 0000 tonnes de cathodes. Dès cette année, la première phase d’expansion devrait amener une production de 36 000 à 38 000 tonnes de métal rouge. Cette mine, ainsi que les deux projets d’exploration, servira de plate-forme à Minmetals pour poursuivre son développement dans la Copper Belt. Le groupe est prêt à investir dans de nouveaux projets d’un prix unitaire compris entre 1 et 6,5 milliards de dollars a précisé David Lamont.

La part du cuivre dans la production de Minmetals sera de 33% pour l’année financière 2012. La réussite de l’opération porterait ce pourcentage à 44%. « Nous sommes intéressés avant tout par la création de valeur pour nos actionnaires. Il ne s’agit pas d’une stratégie d’acquérir des matières premières pour alimenter la croissance en Chine », a souligné Mike Nossal, en charge du développement de Minemetals, précisant que 80% de la production du groupe n’étaient pas expédiés en Chine. Malgré la forte correction que subissent actuellement les marchés des métaux de base, les gisements, notamment cuprifères, attirent toujours l’appétit des grands groupes miniers.

Daniel Krajka

jeudi 22 septembre 2011

アフリカのセメント業界とアリコ・ダンゴート Aliko Dangote et le marché africain du ciment

アフリカのセメント業界、膨大な需要があるが、現地の生産力は弱い。フランスのラファルジュ、ドイツのハイデルベルグ、スイスのホルシムそしてナイジェリアのダンゴートによるセメント戦争が始まった。

さて、ここに出てくるダンゴートとは、アリコ・ダンゴートが創設したセメント会社。ダンゴートは、米誌『フォーブス』によれば、2007年来アフリカで最大の資産家である。米国を含み黒人として世界でもっとも金持ちといわれている。ダンゴートはセメントの輸送から身を起こして、いまやありとあらゆる分野に進出、アフリカ一番の金持ちとなったが、あまりアフリカでも知られていない。資産評価が巨大になったのはNSE(ナイジェリア株式市場)にいくつかの会社を上場させたから
で、株式市場に上場されていない会社をもつ資産家がアフリカには多いから、これからダンゴートよりも資産の大きな金持ちが現れてくる可能性は高い。
しかし、ダンゴート・セメント、なかなか頼もしい。RDCコンゴにもセメント工場を建設する投資をしてくれるし、ザンビア、タンザニア、エチオピア等々アフリカ11カ国にこれから投資する。世界の巨人を相手にしてである。ダンゴートのセメント工場の機械を川重が納めていないかどうかネットで調べてみると、案の定ターン・キーで川重が受注しているケースがでてきた。RDCコンゴに建設されるダンゴートのセメント工場へ機器を納めるのは果たして何処になるのだろうか。

Dangote, Lafarge, Heidelberg : en Afrique, la bataille des cimentiers a commencé
15/09/2011 J.A.

La rentabilité du secteur du ciment suscite les convoitises en Afrique. Le nigérian Dangote Cement a an
noncé des implantations dans onze pays. Face à lui, les géants Lafarge et Heidelberg poursuivent leur expansion.

Le ciment d’Afrique subsaharienne a la cote. D’après Ecobank, alors que la région n’en a produit que 48,6 millions de tonnes en 2010, sa capacité devrait passer en 2015 à plus de 100 millions de tonnes, avec une vingtaine de projets industriels dans les cartons. Les sommes engagées sont à la hauteur : le nigérian Dangote Cement prévoit 1,7 milliard d’euros d’investissements en cinq ans ; le leader mondial Lafarge assure avoir dépensé 1 milliard d’euros en trois ans au sud du Sahara et entend continuer au même rythme.
Derrière cet engouement : le déséquilibre abyssal entre la demande, qui progresse de 5 % à 12 % par an, et la faible production locale. Faute de cimenteries, l’Afrique subsaharienne importe 40 % de ses besoins. Conséquence ? Avec les coûts de transport élevés sur le continent – 7 euros la tonne tous les 100 km par voie terrestre – et les marges des importateurs et grossistes, le prix du sac de ciment en République démocratique du Congo (RDC) ou en Côte d’Ivoire est quatre fois plus cher qu’en France… et douze fois plus élevé qu’en Chine !
Les États sont prêts à ouvrir leurs portes aux industriels pour faire baisser le prix du sac
Or infrastructures qu’ils se sont engagés à réaliser. C’est aussi un indicateur clé pour les administrés, nombreux à construire eux-mêmes leurs maisons (le résidentiel accapare 60 % de la consommation de ciment) et prompts à reprocher à leurs élus toute hausse de prix. les besoins en infrastructures et en logements – donc en ciment – n’ont jamais été aussi importants. Mais avec ces niveaux de prix élevés, la consommation annuelle du matériau de construction numéro un stagne à une moyenne de 70 kg par habitant au sud du Sahara (hors Afrique du Sud). C’est quatre fois moins qu’au Brésil. Dans ce contexte, les gouvernements africains sont prêts à ouvrir leurs portes aux industriels pour faire baisser le prix du sac de ciment. De ce dernier dépendent les coûts des grandes
Aubaine
« En Afrique subsaharienne, on peut multiplier le nombre de cimenteries par deux pour répondre à la demande », estime Denis Sireyjol, chargé du secteur chez Proparco, filiale de l’Agence française de développement. Hervé de Villechabrolle, directeur infrastructures chez Standard Bank, qui prépare la privatisation de la Cimenterie nationale de la RDC (Cinat), note que le secteur cimentier africain « nourrit sa propre demande » : « L’installation de cimenteries locales permet d’abord de combler progressivement les besoins les plus essentiels. Puis, avec la hausse de la production et de la concurrence, les prix baissent, ce qui suscite une augmentation de la demande de la classe moyenne. » Edward George, analyste chez Ecobank et auteur d’un rapport sur le secteur, prédit quant à lui un afflux de cimentiers en Afrique centrale : « Si certains pays ouest-africains, comme le Nigeria et le Ghana, peuvent arriver en deux ans à l’équilibre entre l’offre et la demande, la situation est encore très ouverte dans cette région », estime-t-il.
De fait, chaque acteur affine ses plans pour profiter de l’aubaine. Si le français Lafarge (15,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010), le suisse Holcim (18,5 milliards d’euros) et l’allemand Heidelberg Cement (11,1 milliards d’euros) dominent encore, avec respectivement 35 %, 20 % et 10 % des parts du marché africain, c’est Dangote Cement qui mène l’offensive industrielle la plus agressive du moment au sud du Sahara. Si celle-ci est couronnée de succès, le groupe nigérian passera à une production de 46 millions de tonnes en 2015, se hissant au sixième rang mondial.
Inspiré par la réussite des cimentiers brésiliens, le milliardaire Aliko Dangote, qui excellait dans l’importation de ciment depuis les années 1980 au Nigeria, a fait de la transformation de son entreprise en groupe industriel une priorité depuis 1999. S’entourant d’ingénieurs chevronnés, dont son directeur général, l’Indien Edwin Devakumar, il a implanté quatre mégacimenteries dans le pays. Après le rachat de Benue Cement Company en 2010, il détient aujourd’hui 50 % du marché nigérian, avec une production de 8 millions de tonnes par an, loin devant son concurrent Lafarge, qui sort 3,5 millions de tonnes des usines de ses filiales Ashaka et Wapco.
À moindre coût
Mais Dangote Cement voit plus grand, pariant sur la continuation de la croissance du marché nigérian, le plus important d’Afrique avec un déficit de production de 7 millions de tonnes. Sa cimenterie d’Obajana, qui produit actuellement 5 millions de tonnes par an, doit passer à 10,2 millions de tonnes d’ici à la fin de 2012, avec une alimentation au gaz naturel local qui lui garantit un fonctionnement à moindre coût. Son usine d’Ibeshe, déjà la plus grande d’Afrique, devrait fabriquer fin 2012 quelque 6 millions de tonnes de ciment.
Les "petits" sénégalais Ciment du Sahel et Socodim sont dans une position fragile
À l’extérieur du Nigeria, le groupe a annoncé une série d’ouvertures dans onze nouveaux pays. Sa cimenterie sénégalaise ouvrira ses portes début 2012. D’un coût de 350 millions d’euros pour 1 million de tonnes par an, elle constitue le plus grand investissement africain jamais réalisé dans un pays d’Afrique francophone. Fin 2012, le groupe ouvrira également une unité d’ensachage au Cameroun, vu comme un hub pour l’export vers le Tchad et la Centrafrique. Suivra ensuite, en 2014, une succession d’ouvertures d’usines en Éthiopie, en Zambie, en Afrique du Sud, en Tanzanie, en RDC et au Gabon. « Nous voulons reproduire un modèle économique qui nous a réussi au Nigeria, à savoir la construction de grandes unités neuves, d’une capacité de plus de 1 million de tonnes [contre 600 000 en moyenne chez Lafarge, NDLR], réalisées par notre partenaire chinois Sinoma », indique Carl Franklin, directeur de la communication de Dangote Cement, pour qui cette configuration est « plus rentable que la reprise d’anciennes usines, aux coûts d’exploitation élevés ».
Contrôle qualité
Un dirigeant d’un grand groupe européen reste circonspect face à ces annonces : « Dangote Cement est un acteur émergent important, mais je suis sceptique quant à la réalisation de ces ambitions dans les délais annoncés. En dehors du Nigeria, pour le moment, seul le projet sénégalais a vraiment décollé. Son usine sud-africaine, annoncée depuis des mois, se fait attendre », remarque-t-il.
De son côté, Lafarge, qui annonce 17 millions de tonnes de production en Afrique subsaharienne en 2010 et 27,4 millions en Afrique du Nord (lire interview), est présent depuis 1985 au sud du Sahara. Il y compte onze usines. Malgré un endettement qui s’élevait à 14,3 milliards d’euros en 2008 (lié notamment au rachat d’Orascom Cement), le groupe ne compte pas réduire la voilure en Afrique. « Nous avons déjà bien avancé notre désendettement en 2011. Notre stratégie repose sur les marchés émergents. Il n’est donc pas question de nous désengager de l’Afrique, où nous sommes en position de leader, mais au contraire d’y poursuivre notre expansion », indique Guillaume Roux, coprésident de l’activité ciment du géant français.
« En dix ans, nous avons plus que doublé notre capacité de production, avec des projets en Afrique du Sud, en Zambie et en Ouganda, revendique-t-il. Notre production au Nigeria a progressé de 2,5 millions de tonnes en 2010. Nous avons été les premiers à travailler avec les Chinois, en 2005, pour concevoir des usines économiques, mais avec un contrôle qualité et sécurité important. Nous avons aussi optimisé nos dosages [mélange de calcaire et silice, NDLR] ainsi que nos approvisionnements en énergie. Cela nous permet d’améliorer notre rendement. » Pour ses nouvelles implantations, Lafarge indique privilégier l’intérieur des terres, où son activité sera moins vulnérable aux importations asiatiques qui arrivent dans les villes côtières.
À l'affût
L’allemand HeidelbergCement, présent dans huit pays et dont les ventes ont progressé de 12,7 % en 2010 (5,2 millions de tonnes), n’est pas en reste. Il a lui aussi étendu ses activités avec, en septembre 2010, une prise de participation majoritaire dans la branche ciment du groupe Forrest, qui détient la cimenterie de Lukala, près de Kinshasa. « Nous préparons l’ouverture d’usines au Liberia et au Ghana en 2012, puis au Burkina en 2013, ainsi qu’une augmentation de capacité en RDC », égrène Andreas Schaller, directeur des relations publiques, qui précise que son groupe « est à l’affût d’autres opportunités ».
Face à ces mastodontes du ciment, bénéficiant d’économies d’échelle et de technologies efficaces, les « petits » sénégalais Ciments du Sahel et Socodim, jusqu’alors florissants, sont dans une position fragile. « Au Sénégal, il n’y a pas de place pour un troisième acteur », indiquait fin mai Michel Layousse, directeur général adjoint des Ciments du Sahel (2,4 millions de tonnes par an), inquiet de l’irruption de Dangote Cement. Ces acteurs africains pourraient trouver des alliés en l’indien Wacem, présent au Mali et au Togo, ou le chinois Anhui Conch, qui cherchent eux aussi à s’étendre dans la région, même s’ils n’ont guère concrétisé pour le moment.

mercredi 21 septembre 2011

大統領選挙立候補者たち Présidentielle : 12 candidats pour 1 fauteuil

大統領選挙立候補者が確定した。これから野党が候補者を一本に絞り込むことが出来ない限り現大統領ジョセフ・カビラの優位は動かないだろう。
2006年の選挙のとき僕は既に東京に帰っていた。しかし、33名の立候補者という長いリストは見た。今回はそれから比べると少なくなったが、12名の立候補者である。出る出ないとこれまで言っても無料だったが、候補者の供託金は5万ドルである。当選しても落選しても返却されない。
立候補者は下記。
-Jean Andeka Djamba (ANCC)
- Etienne Tshisekedi (UDPS)  2006年はボイコットしたが、今回立候補。高齢。歴史上の人物。
- François Joseph Nzanga Mobutu (Udemo) 独裁者モブツの長男。
- Vital Kamerhe (UNC) 国会議長。
- Léon Kengo wa dondo (UFC) 上院議長。モブツ時代に首相。
- Nicephore Kakese (URDC)
- Joseph Kabila (Indépendant) 現大統領。最有力。
- Oscar Kashala (UREC)
- Antipas Mbusa Nyamwisi (RCD-K/ML)
- Adam Bombole(Indépendant) 国際刑事裁判所で裁判中のベンバに代わって。
- Berbadette Nkoy Mafuta (Indépendant)
- Ismaël Kitenge (MRC-PTF)
(画像は現大統領ジョゼフ・カビラ)

RDC-Présidentielle : 12 candidats pour 1 fauteuil
Douze candidats sont en course à la magistrature suprême en République démocratique du Congo (RDC). Avec une présidentielle à un seul tour, les candidats sont moins nombreux qu'au dernier scrutin : 12 en 2011 contre 33 en 2006. A retenir : le président sortant Joseph Kabila se représente, une seule femme est en lice et le MLC, premier parti de l'opposition institutionnelle sera le grand absent de cette présidentielle.

A la clôture du dépôt des candidatures pour la prochaine présidentielle en RD Congo, voici la liste des 12 candidats qui brigueront la présidence le 28 novembre prochain :
- Jean Andeka Djamba (ANCC)
- Etienne Tshisekedi (UDPS)
- François Joseph Nzanga Mobutu (Udemo)
- Vital Kamerhe (UNC)
- Léon Kengo wa dondo (UFC)
- Nicephore Kakese (URDC)
- Joseph Kabila (Indépendant)
- Oscar Kashala (UREC)
- Antipas Mbusa Nyamwisi (RCD-K/ML)
- Adam Bombole(Indépendant)
- Berbadette Nkoy Mafuta (Indépendant)
- Ismaël Kitenge (MRC-PTF)

Douze candidatures ont donc été déposées à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en vue de la présidentielle de 2011 en RDC. Le président sortant Joseph Kabila est candidat à sa propre succession sous l'étiquette "indépendant" malgré l'investiture de son parti, le PPRD. Joseph Kabila est également soutenu par la la Majorité Présidentielle (MP), sa plate-forme électorale pour 2011.

- Le principal opposant à Joseph Kabila est Etienne Tshisekedi, candidat au nom de l'UDPS. A 79 ans, cet opposant historique se présente pour la première fois à la présidence de la République, après son boycott du scrutin de 2006.

- Avec 65 députés nationaux, le MLC de Jean-Pierre Bemba est le premier parti d'opposition congolais. Mais avec l'absence du "chairman", détenu en prison par la CPI, le MLC ne s'est pas trouvé de leader. Il n'y aura donc pas de candidat du MLC à cette élection. Rappelons que Jean-Pierre Bemba avait tout de même obtenu 42% au scrutin de 2006. "Contre mauvaise fortune bon coeur", deux cadres du MLC se présentent tout de même en "indépendant" à la présidence. Il s’agit d’Adam Bombole, candidat malheureux à l’élection de gouverneur de Kinshasa en 2007 et de l’unique femme de ce scrutin, Bernadette Nkoy Mafuta, ancienne gouverneur de Kinshasa.

- Vital Kamerhe (UN) espère bien gagner ses galons d'opposant dans cette élection. L'ancien directeur de campagne du président Joseph Kabila et ex- président de l’Assemblée nationale, passé depuis quelques mois dans l’opposition, mène une campagne médiatique très offensive et prépare déjà la prochaine présidentielle de 2016.

- Léon Kengo wa Dongo de l’UFC est lui aussi un nouveau venu dans l'opposition congolaise. Plusieurs fois Premier ministre sous le règne du maréchal Mobutu, il est depuis 2007 le président du Sénat.

- Le docteur Oscar Kashala (UREC) avait obtenu le score de 3,46% des voix au premier de la présidentielle de 2006.

- François Joseph Nzanga Mobutu (UDEMO) est un des fils du maréchal Mobutu. Avec 4,77% des suffrages, il était arrivé en 4ème position au premier tour de la présidentielle de 2006. Il faudra donc compter avec lui.

- Antipas Mbusa Nyamwisi (RCD/KML) a été ancien ministre de la Décentralisation. En 2006, alors qu'il était déjà candidat à l’élection présidentielle, il appelle son électorat à voter au second tour pour Joseph Kabila.

Christophe Rigaud

耕作可能地8000万ha 80 millions d’hectares de terres arables

RDCコンゴで大規模農業を!

オカピ放送の記事によると。RDCコンゴの耕作可能面積は8000万ヘクタールだという。そのうち耕作されているのは僅か10%。とかく地下資源が豊かだと喧伝されるRDCであるけれども、農業に適した土地も広大なのである。
は、日本の商社がブラジルやオーストラリアで土地を買ったり借りて農業に力をいれるなら、RDCコンゴにも是非来て欲しいと思う。東部の戦闘地帯を選んでくれとはいわない、そんな戦闘地域とは無関係な土地がいくらでもある。カタンガ、東西カサイ、バンドンド、バ・コンゴ、赤道各州の土地を借りては如何。大豆を植えるなり、稲作をするなり、土地土地の気候に合わせて作物を選べばいい。牧畜もできる。コンゴの人々を雇用するのなら、そして輸出貢献をするなら、土地はうんと安く借りることができるだろう。
(画像はマニオクの畑。コンゴではこの芋の葉も食べる。芋は生育するのに3年かかる、トウモロコシの方が効率がいい)。

La RDC exploite 10% de son potentiel de terres arables, selon l’INS

– Un champ de maniocs à l’Est de la RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
La République démocratique du Congo (RDC) possède un potentiel de 80 millions d’hectares de terres arables. Cependant, 8 millions seulement sont exploités, soit 10%.Ces données ont été fournies par l’Institut national des statistiques (INS), mercredi 31 août, lors de l’atelier sur l’importance du système d’information statistique pour améliorer la sécurité alimentaire dans ce pays.
Selon cet établissement, 3% de ce potentiel sont utilisés pour les cultures et 7%, pour l’élevage. Mais, avec ce potentiel exploité (10%), le pays peut couvrir l’ensemble de ses besoins alimentaires.
Cependant, les 10% de ce potentiel ne sont pas convenablement exploités, a précisé l’expert du ministère de l’Agriculture, Pèche et Elevage, Thomas Kembola.
Plusieurs facteurs empêchent la meilleure exploitation de ce potentiel, indique Thomas Kembola, citant notamment le faible pourcentage du budget, alloué chaque année au secteur de l’agriculture (3%).
Selon des normes internationales auxquelles la RDC a souscrit, le secteur de l’agriculture devrait bénéficier de 10% du budget national, explique Thomas Kembola.
Il se plaint du fait que la minime part allouée à l’agriculture n’est souvent liquidée qu’à hauteur de 30 ou 40 % :
«Pour l’exercice 2011 par exemple, le ministère de l’agriculture pêche et élevage attendait 200 milliards des francs congolais (217 391 304 $US). Mais, il n’a reçu que 92 milliards, (100 000 000 USD), soit en moyenne 40% du budget qui lui était alloué.»
Une faible production locale
Cette absence d’appui financier entraîne une faible production locale, qui ne parvient pas à couvrir les besoins alimentaires des Congolais, ajoute l’INS.
«C’est ce qui occasionne que les produits les plus consommés par les Congolais, comme le riz ou le maïs, soient importés à hauteur de 60%» selon le rapport de l’Institut international de politique alimentaire (IFPRI).
Les experts pensent, de leur côté, que les prix de ces produits alimentaires ne sont pas adaptés au pouvoir d’achat de la population.
«Il faut aussi ajouter l’absence de formation des agriculteurs et les difficultés qu’ils éprouvent pour accéder aux intrants et à la technologie agricole», affirment-ils.
Ils déplorent néanmoins que certains produits pourrissent à l’arrière pays pendant que les centres urbains restent affamés.
L’absence d’infrastructures de base, tant pour le transport que pour la conservation des produits, handicape justement la consommation.
Pour remédier à cette situation, les experts proposent la mise en place d’un programme qui favorise les investissements dans le secteur agricole congolais.

インフレ率 inflation observée par FMI

9月6日に成長率についてレポートした。そのときはインフレ率がでていなかった。IMFによると今年初めが27%、8月になってやや落ち着いて22,9%と報告されている。原油や食料品の世界的値上げが反映してのインフレ率ということになっている。しかい、この数字は高い。成長率が6.5%以上でもインフレが20%を越しては帳消しである。それにしては為替が安定してる。ドルが弱くなっているにしても1ドル910フラン前後というのはおかしい。消費を殆ど輸入に頼っているいるのだから、フランがインフレ分下がってもいいのではないかと思う。
(画像はスキャンダルに巻き込まれたDSKに変わって、新任のラガルドIMF総裁。彼女もフランス。IMF総裁も日本からでていいのではないか。世銀がアメリカ、IMFが欧州という割り振りはもはや時代遅れ)。

Le FMI, l’inflation et les dépenses budgétaires
5 SEPTEMBRE 2011

Etant un des principaux créanciers de la République Démocratique du Congo (RDC), le Fonds Monétaire International (FMI) suit avec beaucoup d’attention l’économie du plus vaste pays d’Afrique Centrale. Ainsi, samedi dernier, l’institution de Bretton Woods a demandé, par l
a voix d’un communiqué, au gouvernement congolais de continuer à lutter contre l’inflation et de maîtriser ses dépenses en vue des prochains scrutins présidentiel et législatif.
En effet, après qu’une de ses missions ait effectué une dizaine de jours à Kinshasa, le FMI a conclu que l’inflation, bien qu’ayant sensiblement diminué (de 27 % en début 2011 à 22,9 % actuellement), se maintiendra, pour l’année en cours, « bien au dessus de l’objectif à un seul chiffre fixé par la Banque Centrale » du Congo (BCC en sigle). Cela s’explique, notamment, par « l’envolée des prix mondiaux des produits énergétiques et alimentaires ». C’est pourquoi, le FMI prône la vigilance « face au risque d’une accélération de l’inflation qui pourrait déstabiliser l’économie ». Constatant « les résultats macroéconomiques solides », laissant ainsi entrevoir la possibilité d’une croissance 2011 supérieure aux « 6,5 % initialement projetés », pour le FMI, les dirigeants congolais doivent « maintenir les grandes lignes » de leur politique ; ce, afin de maîtriser les tensions inflationnistes et préserver la position budgétaire, notamment dans la perspective des élections ».
Fixées au 28 Novembre prochain, elles cristallisent toute l’attention de la communauté internationale actuellement. Et, en particulier, celle du FMI, lequel estime que « les pressions en faveur des dépenses s’intensifient du fait des élections nationales et constituent le risque principal ».

カレミ港へ日本からODA? Le gouvernement japonais compte réhabiliter le port de Kalemie ?

以下の記事が真実なら、日本とカタンガ州の関係にとって画期的な出来事である。日本政府の代表(外務省)がカタンガ州の副知事と面談し、カタンガ州の東北端の都市カレミKlemieの再生に乗り出すというのである。ODAからこれまで外されていたカタンガ州が初めてODAの対象となるなるばかりではなく、継続してこのタンガニーカ湖の港町のインフラ、港だけでなく道路、電気、上水道の回復に協力するというのである。「日本カタンガ
協会」として大歓迎すべきニュースであり、全面協力を惜しまない。事実確認を現在「協会」会長キュングから知事室におこなっている。

(その後の調査で、ウシダ・ススム氏は民間のコンサルタント会社の方であることがわかった。カレミにはビジネス・トリップだったようで、記者のいうような目的は一切なかったし、外務省の人間のような発言は一切していないとのことだ。つまり記事は全くの出鱈目。根拠のない憶測記事であったのである。僕としては残念でしようがない。しかし、考えてみれば、現日本大使北澤閣下が、カタンが州にODAを出すわけがない。偏見の人だからである。
しかし、このニュースは当初ネットのAfriquinfoサイトでしかとりあげられていなかったが、中国系サイト等各所にひろまっている。当のカタンガ州当局は記事に根拠がないことを知っている。
Le gouvernement japonais compte réhabiliter le port de Kalemie
Lubumbashi, 08/09/2011 / Société
Le gouvernement japonais veut venir en aide au gouvernement provincial du Katanga, en réhabilitant le port de Kalemie sur le lac Tanganyika.
Le gouvernement japonais compte réhabiliter le port de Kalemie sur le lac Tanganyika dans la province du Katanga, a annoncé l’émissaire du ministère japonais des Affaires étrangères, M. Sussumu Ushida en séjour à Lubumbashi, à l’issue d’une rencontre avec le vice gouverneur du Katanga, Yav Tshibal.

Le Japon a retenu au profit de la ville de Kalemie, d’autres projets notamment le renforcement des capacités de production d’eau potable, l’amélioration de la distribution de l’énergie électrique ainsi que la réhabilitation de la voirie et des ouvrages d’art.

M. Sussumu a, en outre, informé l’autorité provinciale que tous ces projets seront financés par le gouvernement japonais.

Le vice-gouverneur Yav Tshibal a salué cette initiative qui vise le développement de la ville de Kalemie soulignant que ce dossier sera soumis à l’approbation du conseil provincial des ministres